Donc on reprend. Bonjour Ninon.
Ninon, tu es de l'équipe Fémini SF.
Est-ce que tu pourrais te présenter un petit peu,
et plus présenter quel est le rôle de cette équipe ?
Oui, je m'appelle Ninon.
À la base j'étais dans le groupe local ISF Nord,
et maintenant je suis bénévole à Fémini SF,
donc le comité féministe d'ingénieurs sans frontières.
Nous on a plusieurs missions.
Notre mission principale c'est la prévention des violences sexistes et sexuelles
chez les résilients sans frontières.
Donc on a mis en place un protocole de lutte contre les violences sexistes et sexuelles,
auquel on forme les membres du bureau et les membres du conseil d'administration chaque année,
ainsi que les membres des bureaux des groupes locaux.
Et on assure également une permanence PVSS pendant les événements,
un cadre plutôt de prévention des violences sexistes et sexuelles pendant les événements,
pour que tout le monde soit en sécurité pendant les temps ISF.
C'est vraiment top comme dispositif.
Et là vos actions ces dernières années,
donc ça a été ces activités de formation,
ces activités de prévention lors des cadres.
Est-ce que vous avez eu d'autres actions ces derniers temps ?
Et bien ça c'est vraiment notre activité majoritaire.
L'année dernière on a quand même co-porté le week-end thématique
pour proposer tout le temps d'un week-end des ateliers autour de la notion de genre
et des luttes de genre en général.
On a aussi participé à l'écriture d'un numéro d'altéractif à l'automne 2024.
Et là actuellement on a deux études en cours.
Donc une étude en partenariat avec l'Observatoire des formations citoyennes
pour subir vers l'inclusivité qui a pour objectif de nous aider
à étendre notre protocole à d'autres formes d'oppression
et comment on le fait en général.
Et une autre étude qui vient de démarrer en partenariat avec le F3E et Cartier du Monde
qui a pour objectif là sur l'année 2026 de nous aider à élaborer une stratégie
genre ou globale chez ISF au-delà du cadre violence sexiste sexuelle.
Donc ça fait quand même un ensemble d'activités ces deux dernières années.
Oui, on fait des trucs quand même.
Oui, mais c'est carrément.
Il y avait une cinquantaine de personnes lors de ce week-end, le week-end thématique genre.
Oui, c'était chouette.
On avait parlé de plein de trucs super intéressants à la fois de VSS dans les écoles
et puis un peu plus d'histoire des féminismes, de culture du viol, etc.
Donc super chouette.
Et à tes yeux, pourquoi c'est important d'avoir une équipe comme celle-ci
au sein de notre fédération ?
Il y a plusieurs aspects.
D'abord, le fait que les écoles d'ingénieurs et le milieu de l'ingénierie en général,
c'est un milieu qui est très masculin.
Et donc il y a une nécessité, à mon sens, de venir analyser les dynamites patriarcales
qui se reproduisent et chercher à les contrer.
Et aussi parce que le prisme du genre apporte un éclairage nécessaire pour comprendre certaines dynamiques
dans nos sujets qu'on traite, donc plutôt si on parle commerce équitable, solidarité internationale, etc.
Les attaquer par le prisme du genre, c'est essentiel à mes yeux.
Et là, dans ces prochains mois, quelles sont les perspectives pour l'équipe ?
Comment vous voyez la suite pour vous et comment des membres de l'ISF pourraient vous rejoindre ?
À terme, ces deux études qui sont en cours, ce sont les gros chantiers de l'année 2026.
Et après, s'il y a d'autres initiatives des forces vives, des envies de la part des membres d'ISF, des groupes locaux,
on peut en parler avec plaisir.
Et vous pouvez nous contacter, il y a une adresse mail qui est feminisf@isfrances.org
par lequel vous pouvez nous contacter et puis on peut commencer à discuter.
Est-ce que tu aurais d'autres choses à rajouter pour parler de Féminisf ou d'autres choses ?
Je crois qu'on a fait le tour, on a dit le gros.
Je tiens à remercier pour cette intervention.
Merci Nicolas.